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JIF 2023: Le Centre Olame Bukavu appelle les femmes de l’archidiocèse de Bukavu à voter pour les femmes en cette législature.

Les femmes des différentes  confessions religieuses et celles de l’Eglise catholique en particulier sont appelés à soutenir les candidatures des femmes et à voter pour les femmes lors des élections de décembre 2023 au pays.

L’appel a été lancé par différentes intervenantes à la conférence organisée par  le centre Olame en marge de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, le vendredi 24 Mars 2023 dans la salle Concordia de l’archevêché de Bukavu.

C’est notamment la professeure Nathalie Nakabanda et Breuil Munganga qui ont insisté sur l’appropriation du numérique en faveur de l’électorat des femmes à tous les niveaux.

« Il est temps de nous soutenir mutuellement chères dames, le pays a besoin de nous, de nos compétences, commencez par vous enrôler pour participer effectivement au processus électoral en cours au pays, les hommes ne doivent pas continuer de nous dire qu’on s’aime pas, ça suffit ». souligne Breuil MUNGANGA

«Allons y les dames, améliorons  notre curiosité numérique, nous devons nous en servir pour saisir leurs opportunités et notamment nous faire connaitre davantage »  ajoute Nathalie Nakabanda 

Pour sa part Thérèse MEMA MAPENZI directrice du Centre Olame, cette célébration intervient non seulement dans le mois de lutte pour les droits des femmes mais aussi fait référence à l’annonciation à la vierge marie qu’elle sera mère de Jésus Christ ;

 « Pour nous, centre Olame, le jour de l’Annonciation c’est le jour que Dieu lui-même a reconnu que la femme doit être élevé haut jusqu’ à porter le sauveur de toute une nation dans son ventre. C’est donc de la femme que viendra le changement pour sauver le pays. En ce qui concerne le thème de cette année, nous voulons une technologie qui aide les femmes rurale et urbaines à faire la promotion de leurs produits agricoles et vendre en ligne.» précise Thérèse MEMA

L’archevêque de Bukavu, monseigneur François Xavier MAROY présent à cette conférence a, à son tour soutenu l’implication des femmes chrétiennes pour l’électorat de la femme au Sud-Kivu ; « Avec les hommes, avec les femmes, la vie de l’humanité avec les femmes. J’encourage les mamans à aller de l’avant, car Dieu nous a créé homme et femme et à  tous deux il a confié la gestion de l’humanité. Archevêque aujourd’hui, je suis le fruit de l’éducation de ma mère que j’ai beaucoup respecté, c’est pourquoi je vous respecte toutes, courage chères mamans » François Xavier Maroy aux femmes.

Les femmes participantes sont les points focales des différentes, les responsables des mamans et les coordonnatrices des jeunes des différentes paroisses, les femmes des autres confessions religieuses dont les musulmanes, les kimbanguistes, les femmes bénéficiaires des interventions du Centre Olame venues de Kabare, kalehe, walungu, Mwenga et Idjwi  ainsi que les membres des organisation des femmes.

Au lendemain de cette conférence, une messe a été dite à la paroisse Saint Charles LWANGA  de CIRIRI. Ici, les femmes venues des toutes les 42 paroisses de l’archidiocèse de Bukavu pour la célébration de la fête de l’annonciation et la clôture du mois des droits des femmes; une messe suivie des activités culturelles et festives.      

                         

JIF 2022: PROTEGIONS LA TERRE NOTRE MAISON COMMUNE

Les femmes de l’archidiocèse de Bukavu doivent servir d’exemple dans la protection de l’environnement .Elles doivent rendre leur milieu propre que ca soit au travail ou à la maison.

Message de l’archevêque François xavier Maroyi au cour de la célébration de la messe de l’annonciation de la vierge Marie ce 25Mars 2022 organisée à la paroisse de Kadutu à l’intention de femmes venues de 42 paroisses que compte l’Archidiocèse de Bukavu pour la célébration de la journée internationale de la femme.

Au cours de cette activité différents intervenants se sont appesantis sur des thématiques ayant trait à la protection de l’environnement avec son impacte sur le changement climatique

C’est pourquoi la responsable de maison de conseils au centre Olame Sylvie Sifa Safari recommande aux femmes d’éviter le déboisement et d’éviter de jeter les déchets en désordre.

Sylvie Sifa Safari demande aux femme d’éduquer leurs enfants afin que ce derniers grandissent tout en s’intéressant à la protection de l’environnement

A cette occasion les femmes ont présenté des théâtres ainsi que des   poèmes qui parlent  de la protection de l’environnement avec son impacte sur le changement climatique.

Par la même occasion  les femmes ont procédé aux travaux communautaires dits  salongo pour assainir  l’enceinte et les alentours de la paroisse de Kadutu.

A noter que la messe célébré avait deux sens notamment l’annonce de la vierge marie, aussi la célébration de la journée de la femme sous le thème « Terre notre maison commune, protégeons-là ».

L’inauguration d’un espace des jeux pour les enfants

Le Centre Olame vient de lancer un espace de jeu pour les activités de sociothérapie et d’art thérapeutique en faveur des enfants en situation difficile. Objectif: les accompagner psychologiquement et guérir leurs blessures internes et traumatismes. Le lancement intervenu au Centre Olame, dans la Commune de Kadutu, (Bukavu) ce samedi 19 Février 2022.

Cet espace de jeux pour enfants a pour mission première d’amener les enfants en situation difficile et qui ont des problèmes psychologiques à développer leur intelligence à travers les jeux en luttant contre leurs traumatismes. Les enfants en bon état pourront aussi profiter de cet espace pour des jeux mais aussi pour apprendre des métiers pendant les vacances.

Thérèse Mema Mapenzi, responsable du Centre Olame pense que cet espace de jeux est d’une importance capitale pour les enfants que son centre accompagne.

« Aujourd’hui, nous sommes au Centre Olame pour une activité de sociothérapie et l’art thérapeutique pour aider à montrer aux enfants comment, à travers les jeux, il y a moyen de guérir leurs blessures et traumatismes. Ce n’est seulement les enfants mais aussi leurs parents et nous sommes heureux d’avoir cet espace pour leur montrer que ça existe. A travers les jeux, des psychologues vont étudier les problèmes des enfants et vont les accompagner », se réjouit Thérèse Mapenzi Mema.

Cet espace de jeux pour enfants a été construit grâce aux Petits moyens de « Child Fund » et du Centre Olame. C’est dans le cadre de son projet « prise en charge des enfants accusés de sorcellerie et enfants en difficultés, réduire sensiblement les cas de maltraitance des enfants dans la ville de Bukavu ».

100 Ménages des enfants victimes des accusations de la sorcellerie sont appuyé pour le démarrage des activités d’autonomisations économiques

Dans le cadre du projet prise en charge holistique des enfants accusés de la sorcellerie et enfants en difficultés, financé par CHILDFUND DEUTSCHLAND, le Centre OLAME à travers son programme de protection continue à défendre les droits des enfants surtout ceux-là, victimes d’abus et des maltraitances due au phénomène « enfant sorcier ».

Ce phénomène ne s’est développé qu’au milieu des années quatre-vingt-dix, avec l’apparition des sectes religieuses, à la faveur de l’exode rural dû aux difficultés économiques et aux ravages de la guerre.

A Bukavu et ailleurs dans le pays, ils sont ainsi des milliers d’enfants à être qualifiés de sorciers. Le schéma est toujours le même : Accablées par le chômage, frappées par un deuil, victimes d’un accident ou tout simplement vivant dans une pauvreté insoutenable, les familles cherchent un bouc-émissaire à leurs malheurs et le trouvent en la personne de leur enfant qu’ils chargent de tous leurs maux.

N’ayant pas de travail, n’étant pas capables de subvenir aux charges de leurs enfants, certains parents considèrent comme responsable d’une maladie, d’un décès, d’un divorce, d’un manque d’argent ou même d’un simple désagrément.

Pour pallier à ce phénomène d’accusation de la sorcellerie qui est devenu monnaie courante dans la province du Sud Kivu, le centre OLAME dans ce mois d’août 2021 a octroyé un appui financier à plus des 100menages des enfants victimes des accusations de la sorcellerie afin d’améliorer leurs situations socio-économiques et d’augmentent leurs revenus.

Les bénéficiaires de ce projet ont promis de bien utiliser ses fonds pour le bien-être de leurs ménages et ont vivement remercié le Centre OLAME et son partenaire CHILDFUND DEUTSCHLAND pour cet acte charitable.

JIF 2021 : le Centre Olame clôture ses activités par une foire économique

Le Centre Olame vient de clôturer ce 25 Mars 2021 les activités de la célébration du mois dédié aux femmes par une messe d’action de grâce et l’exposition des produits que commercialisent les femmes des paroisses du diocèse de Bukavu, à travers une foire économique.

Plusieurs centaines des femmes ont pris part à cette messe pour remercier Dieu de leur avoir permis de réaliser toutes les activités prévues dans le cadre de la célébration du mois de la femme.

Dans son homélie, le vicaire général de l’Archidiocèse de Bukavu Emile MUSHOSHO, a rappelé aux femmes qu’elles sont le centre de l’univers, car c’est d’elles qu’est né le christ.

Pour lui, les femmes sont des maçons qui construisent la vie et donc la famille, et que des hommes sont des aides-maçons.  L’abbé Emile MUSHOSHO rappelle que le salut du monde est passé par la femme, lorsque Marie a accepté de porter Jésus dans son sein. La femme doit donc demeurer forte car c’est bien elle qui porte l’humanité, appelle-t-il.

L’archevêque de Bukavu Monseigneur François Xavier Maroy, présent dans cette célébration eucharistique, s’est dit être fière des femmes de son archidiocèse. Il explique c’est une grande fierté de voir les femmes initier une si grande activité le jour de l’annonciation du seigneur.

10 ans du Rapport Mapping : Le centre OLAME exige justice

Des milliers de manifestants, membres des différentes organisations de la société civile ont débuté ce jeudi 1 Octobre 2020 une marche dans les rues de Bukavu (Sud-Kivu) pour réclamer le suivi des recommandations du Rapport Mapping qui dévoile les différents crimes commis en RDC.

Partis de la place Munzihirwa, du nom de l’archevêque tué lors de l’entrée de la rébellion de l’AFDL, ces manifestants véhicules plusieurs messages.

«Le centre OLAME Bukavu dit non à l’impunité et réclame justice et réparation en faveur de toutes les victimes des atrocités en RDC: recherchons donc ce qui contribue à la paix et ce qui nous associe les uns aux autres en vue de la même construction (Rm 14, 17-19) »

Pour les autres. Ils entonnent des chants en faveur dudit rapport. « No justice, no peace » ; « Debout Mapping », soutiennent-ils.

La marche va chuter au gouvernorat de province où un mémorandum adressé au président sera déposé.

Cette manifestation est organisée suite à l’appel du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege. Ce dernier s’investit pour obtenir la mise en place d’un tribunal spécial pour juger les auteurs des crimes graves contenus dans le Rapport Mapping.

Rapport Mapping quid?

Le rapport de mapping de l’ONU a été élaboré par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et décrit les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises en République démocratique du Congo (RDC) entre mars 1993 et juin 2003. Il s’agit d’un document dense et détaillé, basé sur des recherches extensives et rigoureuses effectuées par une équipe d’une vingtaine de professionnels congolais et internationaux en matière de droits humains sur une période de 12 mois. Le rapport examine 617 des incidents les plus graves survenus dans tout le Congo sur une période de 10 ans et fournit des détails sur des cas graves de massacres, de violence sexuelle et d’attaques contre des enfants, ainsi que d’autres exactions commises par une série d’acteurs armés, notamment des armées étrangères, des groupes rebelles et des forces du gouvernement congolais.

Ce rapport indique que les femmes et les enfants ont été les principales victimes de la plupart des actes de violence recensés l’équipe de Nations-Unies. Il indique que la majorité des crimes documentés peuvent être qualifiés des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Ce rapport est donc un rapport puissant de la gravité des crimes commis au Congo et de l’absence choquante de la justice pour établir les responsabilités, sanctionner les auteurs de ces crimes odieux et réparer les dommages subis par les victimes.