Auteur/autrice : centre olame

Inauguration du home « Tumaini »

Le 31 Avril 2012 – le 18 Novembre 2014, 31 mois après que la pierre angulaire ait été posé pour la construction du home pour étudiantes dans la ville universitaire de Bukavu avec un appui financier de Misereor.
Le 18 Novembre restera un jour marqué par l’acquisition et l’inauguration des nouveaux homes pour étudiantes construits aux normes standards. Les cérémonies d’acquisition d’inauguration de cette infrastructure se sont déroulées au Centre Olame en présence de Monseigneur l’Archevêque de Bukavu, des délégués du gouvernement provincial, du représentant résident de Misereor en RD Congo Monsieur ADGEBOLA ADEYE Faustin, des délégués des organisations de la société civile, des Recteurs et Directeurs Généraux des universités et Instituts supérieurs, des délégués des collèges des étudiantes et des

Le ministre provincial de l'intérieur, Mr Jean-Julien et Mgr l’Archevêque FX Maroy coupent le ruban.

Le ministre provincial de l’intérieur, Mr Jean-Julien et Mgr l’Archevêque FX Maroy coupent le ruban.

étudiantes qui vivent dans les anciennes homes.
Cette œuvre qui a été achevée par Derider s.j, comprend trois grands blocs :

  • Un bâtiment studio avec 17 chambres de logement
  • Un bâtiment abritant le service de restauration
  • Un bâtiment comprenant la salle de lecture, la bibliothèque et la salle des machines

Après que le Ministre Provincial de l’Intérieur, Monsieur Jean – Julien MIRHUHO ait coupé le ruban symbolique, l’Archevêque accompagnés des prêtres et des différentes délégations a procédé au rite liturgique consacré à la bénédiction d’un nouveau bâtiment. Et pour inaugurer cette infrastructure, une messe d’action de grâce a été dite dans la salle d’étude à laquelle tous les invités ont participés.
Les différentes allocutions et discours ont été faites dans la même salle l’un après l’autre. Tous, ont remerciés Misereor pour cette grande œuvre érigée dans la ville. Prenant la parole pour la circonstance, le Directeur de Caritas Développement a remercié Misereor pour avoir répondu à la demande du Centre Olame qui voulait accroître la capacité d’accueil des homes où sont logées les filles universitaires.

Directrice du Centre Olame Angel K.K prononce le mot de circonstance

Directrice du Centre Olame Angel K.K prononce le mot de circonstance

Dans son mot de circonstance, la nouvelle Directrice du Centre Olame, Mlle Angélique KASI KALULU a invité les filles qui vont habiter ce nouveau home, baptisé « TUMAINI » à bien le gérer en y assurant propreté et ordre à l’exemple de leurs ainées qui étaient logées aux homes préfabriqués.

Pour rappel, c’est depuis 1991 que le Centre Olame a mis en place les homes préfabriqués qui ont accueillis les filles universitaires qui revenaient de Lubumbashi et voulaient poursuivre leurs études à Bukavu. Jusqu’en 2014, près de 700 filles ont été logées dans les homes où une moyenne de 7 filles termine leurs études universitaires par année avec succès. Elles proviennent généralement des territoires éloignés de la ville de Bukavu, des différentes provinces de la RD Congo, et des certains pays africains (surtout le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie et le Cameroun). Nombreuses sont actuellement dans le monde professionnel. Parmi elles nous comptons des médecins, des professeurs et assistantes d’université, des chercheuses, des agronomes, des psychologues, des techniciennes en développement, des économistes et des juristes ; toutes au service de la nation et engagés pour des causes nobles.

Mathilde M.M., ancienne Directrice du Centre Olame prononce le mot de circonstance

Mathilde M.M., ancienne Directrice du Centre Olame prononce le mot de circonstance

Faustin ADEYE, représentant résidant de Misereor présente le mot de circonstance

Faustin ADEYE, représentant résidant de Misereor présente le mot de circonstance

Les demandes et sollicitations des filles pour le logement devenant nombreuses, le Centre Olame a soumis un projet portant sur la construction d’un home moderne pour étudiantes auprès de son partenaire Misereor.

Ce projet s’est inscrit dans la ligne des objectifs du Centre Olame qui a estimé qu’avoir un cadre propice pour faciliter la jeune fille a accéder aux études universitaires c’est contribuer à son émergence dans la vie socioprofessionnelle et culturelle. Cliquez ci – bas pour les mots de circonstance déjà disponible.

L’approche prévention des violences sexuelles et violences basées sur le genre du Centre Olame

Le Centre Olame, une structure de l’Archidiocèse de Bukavu intervient dans l’amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille. Après la guerre de libération de 1996, il s’en est suivi plusieurs autres guerres et conflits armés (surtout à l’Est du pays) avec beaucoup des conséquences sur la population civile et en particulier les femmes. Le Centre Olame a travaillé d’une manière particulière sur une de conséquences perpétré par les hommes en armes, qui est devenu à la longue un crime contre l’humanité et a été considérée comme « arme de guerre…outils de guerre » dont les violences sexuelles.
Dès 2001, le Centre Olame a accueilli à son bureau les premières victimes de violences sexuelles en provenance du territoire de Kabare qui nécessitaient une assistance médicale et un accompagnement psychologique. Dès lors, l’approche de prise en charge holistique (assistance combinée) a été développée par le Centre Olame qui a étendu ses actions au profit des victimes de violences sexuelles dans les autres territoires du Sud – Kivu. Les actions de prise en charge holistique étaient toujours accompagnées par le plaidoyer pour la paix au niveau national et international enfin de contrecarrer ce phénomène dramatique ainsi que, le plaidoyer pour la loi n°06/19 de 2006 portant sur la répression des violences sexuelles. Plus de 5000 femmes et filles victimes et survivantes des violences sexuelles ont été accompagnées et d’autres orientés vers les organisations locales partenaires pour la prise en charge médicale et juridique. Alors que les autres organisations travaillaient sur la thématique, il y a eu la mise en place des cadres de concertation, les synergies et les plates-formes en vue de coordonner les actions. Malgré ces efforts et interventions, on a observé que la situation restait la même et les victimes étaient recensées par plusieurs organisations et plusieurs reprise. 
A partir de 2007, le Centre Olame a procédé à une auto évaluation sur ses interventions dans la prise en charge. Partant de cette auto évaluation, au mois de Mars 2008, le Centre Olame a pris l’option de s’intéresser aux causes des violences sexuelles plutôt que continuait à travailler sur les conséquences. Et pour se faire, il a développé l’approche « préventive des violences sexuelles et violences basées sur le genre », une approche lucide ayant comme base l’auto responsabilité des tous les acteurs sociaux pris comme acteurs préventifs. Pour la mise en œuvre, les stratégies ont été développées en interne avec une politique d’intervention permettant de vérifier l’impact des actions menées. Ainsi, nous avons impliqués les auteurs potentiels et non potentiels dans toutes les démarches entreprises en vue de rechercher les causes et de conscientiser les acteurs. Les actions ont été donc orientées vers les auteurs de viol et les acteurs impliqués d’un côté et de l’autre côté vers la communauté. Le cadrea étaient composés des :

  • Chefs coutumiers
  • Militaires loyalistes (FARDC) et Police Nationale Congolaise (auteurs des VS et non auteurs)
  • Groupes armés (Maimai, et autres milices)
  • Groupe armé étranger (FDLR)
  • Autorités politiques et administratives
  • Acteurs de la société civile (personnel de santé et défenseurs des droits humains)
  • Femmes et hommes survivantes (communauté)

Nous avons mis en place différents outils pour la sensibilisation et le développement de l’approche : modules, posters, messages crafts, campagne publique, boîte à image …

Un officier militaire nous avait rassurés, après qu’il ait été arrêté pour un acte de viol commis par un de ses sujets, que lui – même était auteur et commanditaire des plusieurs cas de viol … « ce que j’ai appris de vous, si je le savais avant je serais un bon militaire et aurais près de moi des hommes de troupe intègres et patriote respectant la dignité humaine… »
L’approche a pris forme et a été appréciée et appliquée par d’autres organisations une année après. Le Centre Olame continue à mettre en applique cette approche et l’adapte au contexte en l’améliorant. Actuellement, pour accompagner les victimes survivantes de violences sexuelles, le Centre Olame applique la sociothérapie en vue d’éviter une double stigmatisation de la personne accompagnée. Néanmoins, pour certains cas, l’accompagnement individuel est fait selon que la situation se présente.

LANCEMENT DES TRAVAUX DE RENOVATION DE L’UNITE DE PRODUCTION DE LA FARINE DE SEVRAGE MASOSO

Trois ans après l’incendie survenu aux bâtiments de l’extension du Centre de Production pour l’Amélioration de l’Alimentation (CEPRAMAL), le Centre Olame vient d’obtenir auprès de la Coopération Allemande via le Fonds pour la Consolidation de la Paix, un appui pour la réhabilitation du dit centre.

C’est ce jeudi 21 Août 2014 que le lancement des travaux a eu lieu au site de l’Université Officielle de Bukavu, étant aussi un de site à réhabiliter par le Fond pour la Consolidation de la Paix, en présence de l’autorité provinciale et d’autres invités. C’est l’entreprise de construction « CAIRE » qui a été sélectionnée pour réaliser ces travaux. Le montant alloué pour ce travail qui va durée une année, à partir de Septembre 2014, est de 185.000$.

En effet, la réhabilitation de l’unité de production de la farine de sevrage « Masoso » se réalise dans le cadre de la convention signée entre le Ministère du Plan de la RD Congo et la Banque Allemande de Développement qui stipule qu’une partie des fonds alloués au Fonds pour la Consolidation de la Paix soit utilisée pour financer des projets à caractère social et économique au Sud – Kivu. C’est ainsi que parmi les infrastructures choisi pour bénéficier de ces fonds figure le CEPRAMAL, qui produit la farine de sevrage Masoso (Maïs – Sorgo – Soja).

Pour rappel, le Centre Olame avait mis en place cette unité de production depuis 1984 une usine de transformation des produits agricoles. Ce centre de production a travaillé en synergie avec d’autres Centres de Transformation, dont celui de Murhesa et de Birava pour lutter contre la malnutrition protéique en approvisionnant les zones de santé en farine de sevrage composé de Maïs – Sorgho – Soja dans le Kivu. Contre vents et marées, le Centre Olame a réussi à stabiliser l’unité de production pendant une trentaine d’années avec un personnel approprié.

Dans son mot de circonstance, la directrice du Centre Olame a remercié le gouvernement allemand et le Ministère National du Plan, pour avoir retenu la réhabilitation de l’unité de production de Masoso parmi les infrastructures prioritaires. Pour Mlle Mathilde MUHINDO, ce geste est arrivé au moment où la nation congolaise est en pleine reconstruction et rénovation. Elle l’a paraphrasé en disant « pour construire un pays fort, il faut des hommes forts et intelligents, donc bien nourris dès le bas âge ». Disons que l’unité de production de la farine de sevrage s’inscrit dans la vision du Programme National de Lutte contre la Malnutrition et tire ses racines dans l’article 47 de la Constitution de la RD Congo qui garantit le droit à la santé et la sécurité alimentaire à tout citoyen. Elle s’insère aussi dans la politique nationale et provinciale de développement à travers le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté qui traite des Stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté (version de Janvier 2007).

Le Centre Olame espère relancer les activités de cette unité de production, qui sera équipé en nouvelles machines et performantes dès la fin des travaux. Il souhaite également poursuivre son implication et sa collaboration avec d’autres institutions pour apporter sa contribution à la réduction de la malnutrition à partir des produits locaux.

LE CENTRE OLAME DANS LE PROCESSUS ELECTORAL

Le train des élections présidentielles et législatives de 2011 en République Démocratique du Congo fait sa marche vers la gare. Le Centre Olame fait partie de l’équipage à bord de ce train. Chaque jour, il accompagne le processus électoral en interne par les sensibilisations des électeurs et des candidats de toutes les tendances.

Dès le début du processus électoral, le Centre Olame s’est pleinement impliqué dans ce dernier en œuvre notamment dans la sensibilisation et la préparation de femmes aux élections en aidant ces dernières à jouer un rôle actif dans ce processus. Se référant à certains droits que la Constitution de la RDC concède déjà à la femme : «Les pouvoirs publics veillent à l’élimination de toute discrimination à l’égard de la femme et assurent la protection et la promotion de ses droits. Ils prennent, dans tous les domaines, notamment dans les domaines civil, politique, économique, social et culturel, toutes les mesures appropriées pour assurer le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la nation. Ils prennent des mesures pour lutter contre toute forme de violences faites à la femme dans la vie publique et dans la vie privée. La femme a droit à, une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans lesdites institutions. La loi fixe les modalités d’application de ces droits »[1]le Centre OLAME a sensibilisé les femmes, candidates et électrices, en les incitant, toutes, à prendre part active à ce processus qui peut leur permettre de jouer aussi un rôle actif dans les organes de décisions du pays, pour que les femmes jouissent pleinement de ce droit qui leur est reconnu par la Constitution, à l’instar des hommes : le Centre Olame a montré aux femmes qu’elles étaient aussi électrices et candidates.

  • Au début de la campagne électorale : le Centre Olame a identifié et formé des observateurs des élections des femmes (à 80 %) et des hommes (à 20 %), grâce à l’appui de NED et de l’E.C.I. ;

-Le Centre Olame a organisé, avec l’initiative PAGE (Pole Action Genre Election) une rencontre avec toutes les femmes candidate dans la province du Sud-Kivu. Il a invité les femmes candidates à se mettre ensemble pour désigner des candidates valables pouvant les représenter au parlement.

Il a sensibilisé les femmes candidates à la députation nationale à présenter leur projet de société à la population pour saisir cette opportunité des élections en vue de se faire élire et prendre ainsi part active au sein des organes de décisions du pays à l’instar des hommes ;

Le Centre a sensibilisé des leaders de différentes églises, de leaders locaux,…sur le leadership des femmes à la veille des élections ;

Le Centre Olame a produit plusieurs émissions à travers les médias locaux pour la sensibilisation au tour de la problématique de « vote utile » et des élections apaisées.

les femmes leaders en sensibilisation sur l’électorat des femmes

Les femmes leaders en sensibilisation sur l’électorat des femmes

Le Centre Olame a participé aux différentes réunions au sein du consortium des organisations de la Société civile en vue de mettre en place des stratégies visant à contribuer à l’organisation des élections apaisées.

  • A la fin de la campagne électorale : Le Centre Olame a réuni de nouveau des femmes à qui il a demandé de « voter utile » et de voter pour leurs consœurs en vue d’obtenir une représentativité visible de femmes dans les instances de décisions.

Pour couvrir ces élections, le Centre Olame a procédé à la formation des 129 observateurs nationaux des élections du 16 au 19 Novembre 2011 à la maison de formation Antoinette. Ces observateurs ont été déployés dans le territoire de Mwenga, Fizi, Kabare, Walungu et la ville de Bukavu pour suivre le déroulement du scrutin de ce 28 Novembre 2011.

Le kit de déploiement a été remis aux observateurs pour qu’ils observent sans inquiétude le scrutin dans les bureaux de vote. Ces observateurs déployés sur terrain ont pour mission de suivre le processus de déroulement des élections le jour du scrutin.

Les femmes à la sphère publique : sensibiliser pour conscientiser

Depuis le début du mois de Septembre 2011, le Centre Olame met en œuvre le projet intitulé « accès de la femme du Sud-Kivu à la sphère publique ». Ce programme a pour objectifs de sensibiliser les communautés et de former 800 femmes sur leurs droits civiques et leur implication citoyenne, et d’assurer le soutien des actions citoyennes des femmes dans les zones ciblées par le projet.

A travers  ce programme qui a commencé pendant la période pré électorale, le Centre Olame par le renforcement des capacités des femmes en actions citoyennes, veut aider les femmes à se préparer pour un électorat responsable et participer à la gestion de la chose publique. Les femmes leaders et membres des différentes confessions religieuses de cinq territoires sur huit dans la province du Sud – Kivu; Kalehe, Kabare, Idjwi, Mwenga et Walungu ; ont été invités à Bukavu pour le lancement de ce programme dont elles sont bénéficiaires.

Les premières sensibilisations sont en cours de réalisation et quatre territoires sont déjà couverts. A Mwenga, Idjwi, Kabare et Kalehe les femmes sont fixées sur leur engagement dans la gestion de la chose publique par les sensibilisations tenues. Les hommes acquis à la cause de la femme accompagnent ce processus de sensibilisation qui prend son train dans les territoires précités.

Les groupes des femmes ciblés dans les territoires suivent la formation sur le processus électoral et sont sensibilisés sur les droits civiques et valeurs, à partir d’un support vidéo. Dans les territoires déjà couverts par les sensibilisations, 851 femmes leaders ont été atteintes et ont apporté le message clé dans les communautés pour une prise de conscience collective.

Le Centre Olame se réjouit de ces séances de sensibilisation et des formations organisées qui mettent en apostrophe; les valeurs humaines et le rôle que doit jouer la femme congolaise dans la mise en place d’une gouvernance participative pour un Etat fort. Pour le Centre Olame, la prise de conscience de femmes des territoires est le vrai point de départ pour un changement de comportement qui conduit à l’éveil national du patriotisme.

MESSAGE DU COMITE DIOCESAIN DES FEMMES DE L’ARCHIDIOCESE DE BUKAVU

Le Centre Olame a réuni les femmes membres du comité diocésain des femmes ce mardi 15 Novembre 2012 à la maison de formation Antoinette à Bugabo/Bukavu. Cette rencontre de rappel et sensibilisation au processus électoral à 13 jours  avant les scrutins de 2011, a réuni 30 femmes venant des différentes de l’Archidiocèse de Bukavu. Après une analyse du contexte politique et sociale pendant cette période des campagnes pour les élections présidentielles et législatives, les femmes ont émis de nouveau le vœu de voir d’autres femmes candidates être élus dans les circonscriptions de la province du Sud – Kivu.

Dans cette rencontre, dix points ont été dégagés et médiatisés. Ces éléments qui constituent le message des femmes du Sud-KIvu serviront de sujet d’échange pour la suite du processus électoral auprès des électeurs et des candidats.

Les femmes s’expriment

  • Que les femmes aillent voter massivement.
  • Prêtons  oreille sans exception, aux projets de société de tous les candidats sans discrimination  mais ayons un esprit de discernement et critique
  • Votons avec la conscience saine tranquille,
  • Que les femmes et toute personne qui le désire, observent une journée de jeûne et de prière en date du vendredi, 25 novembre 2011 pour le bon déroulement des élections.
  • Que les femmes gardent le secret de l’urne car le vote est secret. Soyons prudentes, que personne ne nous impose le candidat de son choix.
  • Votons la personne que l’on estime capable d’initier les actions de développement du pays et non par affinité tribale ethnique ou régionale.
  • Dans cette période de campagne, gardons notre dignité et notre sagesse surtout nous les femmes. ne vendons pas nos cartes d’électeur
  • Ta voix coûte extrêmement chère et elle a une très grande valeur,  l’avenir et le destinée de ta famille et du pays tout entier en dépend
  • Le développement de notre pays de demain dépend à part entière de notre choix d’aujourd’hui
  •  Le comité diocésain des femmes de l’Archidiocèse de Bukavu  félicite et encourage toutes les femmes candidates aux prochaines élections de novembre 2011
  •  Nous espérons que ces élections nous permettront de hisser la femme aux instances de prise de décision et  à la gestion de la chose publique, en votant pour les femmes.

Leaders religieux et leaders locaux sensibilisés sur le thème genre et élection

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de « Conscientisation et implication de la femme dans le processus électoral en RD Congo »,  financé par notre partenaire « National Endowment for Democracy/NED » le Centre Olame a réuni 35 leaders en date du 02 Novembre 2011 à la maison de formation Antoinette à Bugabo/Bukavu les leaders religieux et leaders communautaires pour réfléchir autour du thème « Genre et élection, défis et perspectives ».

Cette séance de sensibilisation a connu la participation des prêtres curés doyens, des pasteurs des églises protestantes, de représentantes des religieuses, des femmes représentantes du Comité Diocésain des Femmes et des femmes d’autres confessions religieuses.

A la marge de cette journée Mlle Mathilde MUHINDO MWAMIN, Directrice du Centre Olame, a retracé le parcours des femmes dans son implication à la participation à la gestion de la chose publique.  En partant des exemples bibliques elle a fait ressortir les figures des femmes qui ont marqués positivement l’histoire du peuple, pour inviter les leaders religieux et leaders locaux à comprendre le rôle incontournable de la femme pour mettre en marche un Etat de droit. La femme congolaise devrait aussi s’inspirer de ces exemples de ces femmes courageuses en profitant des élections pour écarter tout ceux qui ce sont servi au lieu de servir la population à l’exemple des pasteurs qui se sont engraisser au lieu d’engraisser les brebis. (Ezekiel 34)

L’image attribué aux femmes de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament devrait être transposé sur la femme congolaise pleine d’espoir et de courage à l’exemple des héroïnes bibliques dont Judith, Esther  la mère de Maccabés, la prophétesse Anne, Déborah, Marie mère de Jésus qui a été associée de façon particulière à  la vie du salut et Marie Madeleine. Cette transposition permet à tout humain né d’une mère de comprendre que la femme est incontournable dans l’histoire de l’humanité, car Dieu lui a confié la vie, et la protection de la vie.

Pour Mlle Mathilde, « le rôle et la place de la femme n’est plus à démontrer pour nous chrétiens qui lisons la bible, de même pour les musulmans, pour savoir que dès la création du monde Dieu a mis l’homme et la femme au centre de l’humanité, Il leur a confié des responsabilités».

Après un débat précédé par deux exposés sur la participation de la femme dans la gestion publique et son implication dans le processus électoral en cours, les participants ont apportés leur contribution dans les travaux en carrefour en réfléchissant sur les obstacles liées à la non participation réelles des femmes dans la gestion de la chose publique en RD Congo et comment faire pour lutter contre l’instrumentalisation des femmes dans la campagne électorale en RD Congo.

Le Centre Olame s’est réjouit des donnés ressortis des carrefours que nous synthétisons dans trois aspects.

  • Plaidoyer au près des autorités de pouvoir mettre en place  les conditions d’accessibilité de tous les enfants à l’école (en commençants par la suppression de la prime des parents aux enseignants).
  • Promouvoir l’instruction de la jeune fille
  • Sensibilisation des femmes à adhérer dans les partis politiques pour briguer les postes de commandement.

Les leaders ont loués les efforts du Centre Olame dans la valorisation des capacités et compétences des femmes pour qu’elles trouvent place dans les instances de décision et promettent de s’impliquer dans ce dynamisme.

L’électorat prochain des femmes au Sud-Kivu comme parlementaires : Une occasion offerte

La province du Sud – Kivu se voit à la veille du lancement de la campagne électorale 2011 pour le scrutin présidentiel et la députation nationale. Après la publication par la CENI de la liste définitive des candidats retenus et éligibles, beaucoup d’observateurs se questionnent sur l’électorat des femmes candidates au Sud-Kivu où parmi les 2.022.960 personnes enrôlées, les femmes sont majoritaires (53,26%). Préoccupé par la question, le Centre Olame en collaboration avec le bureau de coordination de la société civile a organisé en date du 13 octobre 2011 une séance de travail avec 71 femmes candidates retenues par la CENI à la maison de formation Antoinette à Bugabo/Bukavu. Cette séance avait comme objectif :

–          D’aider les femmes candidates à comprendre le système électoral pour augmenter la chance pour mieux s’engager avec détermination dans la campagne

–          De dégager les stratégies pouvant aider les femmes à maximiser leurs chances pour l’élection des femmes au Sud – Kivu.

Les analyses des experts provinciaux de la CENI en matière électorale montrent que sur 32 sièges à pourvoir dans la province du Sud – Kivu, il y a 877 candidats compétiteurs dont 71 femmes soit 8%  des candidatures avec 53,6% d’électeurs femmes. Il ya de quoi espérer une victoire épatante des femmes si les femmes votent pour les femmes capables de défendre les lois en faveur de la promotion de la femme.

Tableau panoramique du processus électoral 2011 dans la province du Sud – Kivu

TerritoireRFE%FEMMESBRTCSIEGE
 Bukavu (ville)290.06953,0421 femmes/1525
Walungu265.963577/954
Kabare246.939568/1184
Kalehe248.230527/1194
Idjwi95.074541/181
Uvira297.624538/1255
Fizi191.55052,35/763
Mwenga240.826498/1134
Shabunda146.624436/612

REF : Révision du Fichier Electoral BRTC : Bureau de Réception et Traitement des Candidatures

Avec un regard objectif sur les données contenues dans ce tableau, après une explication sur le système électoral, les femmes participantes ont dégagé les pistes pour maximiser les voix des électeurs et fidéliser l’électorat en leur faveur. De ces pistes ressort que :

  • Toutes les femmes candidates doivent porter un message identique qui plaide pour la femme et son rôle dans la société, lors des campagnes et sorties de sensibilisation pour les élections
  • Toutes les femmes candidates doivent être unies et soudées malgré les divergences des partis politiques pour qu’il y ait des représentantes efficaces qui siègent dans les instances
  • Comme elles ont été désignées par les partis politiques, les candidates doivent faire pression auprès des décideurs pour qu’elles aient le soutien financier des partis politiques et les moyens de faire campagne
  • La modestie de la moralité des candidates et la détermination d’aller jusqu’au bout doivent caractériser les femmes challengers.

 Le Centre Olame qui soutient les candidatures des femmes éligibles garde espoir que le scrutin sera en faveur de la femme qui doit nécessairement être représentée, non seulement en termes de chiffres dans les instances des décisions,  mais aussi dans la mise en œuvre des programmes qui accompagnent la communauté congolaise. Il s’engage à ce que contribution reste effective dans les sensibilisations des électeurs au profit de la femme éligible dans différents territoires.

Sud-Kivu: Incendie ou attentat!

Le bâtiment connu sous le nom « poste et télécommunication » de Bukavu  où loge plusieurs services de l’Etat a pris feu depuis cette nuit à partir de 1h°° du matin ce samedi

Façade intérieure du bâtiment avant la réhabilitation
Façade intérieure du bâtiment avant la réhabilitation

03 Septembre 2011. Le premiers secours sont arrivé sur le lieu du drame une heure et 34 minutes après mais les interventions étaient vaines. Deux heures et quarante de minutes plus tard, le camion anti-incendie de la Pharkina Bukavu est arrivé pour réduire les risques et le prolongement de l’incendie sur tout le bâtiment. Le feu a été éteint vers 11h45’ grâce aux interventions de la société Pharmakina sous les yeux du Vice – gouverneur de la province du Sud – Kivu Monsieur Jean – Claude KIBALA et quelques membres du gouvernement provincial.

Incendie poste de Bukavu, vue de l'extérieur 03.09.2011
Incendie poste de Bukavu, vue de l’extérieur 03.09.2011

Situé à un coin stratégique de la province, ce bâtiment venait d’être réhabilité par un financement de la banque mondiale à la RD Congo. Depuis des années, ce joli bijou et gigantesque bâtiment de la province a servi les services de l’Etat et services privés de la province comme siège administratif. Des institutions universitaires, notamment l’Université Officielle de Bukavu/UOB et l’Institut Supérieur de l’Audio-visuel, ont aussi logés ce bâtiment pendant des années.

Incendie, vue de l'intérieur le 03.09.2011
Incendie, vue de l’intérieur le 03.09.2011

L’incendie qui est survenu cette nuit a fait couler les larmes des plusieurs intellectuels, hommes politiques, religieux et autres patriotes congolais toute cette journée. Des services stratégiques qui travaillent dans ce bâtiment depuis sa réhabilitation vont stopper momentanément en attendant les décisions et orientations de la haute hiérarchie.  C’est les cas des ministères du gouvernement provinciale, la Radio Télévision Nationale Congolaise  station de Bukavu/RTNC, quelques Divisions provinciales, le bureau de la CENI, le service de Poste et Télécommunications, PRCG,  et autres. Pendant que tout le bâtiment était en délestage (sous coupure électrique), l’on se pose des questions sur les origines de ce feu si grand et imaginable.  

Après l'incendie du 03.09.2011, bâtiment poste de Bukavu
Après l’incendie du 03.09.2011, bâtiment poste de Bukavu

Cet incendie, serait – elle un attentat ou un sabotage des œuvres et efforts de la diplomatie du gouvernement ? Des analystes et acteurs de la société civile se posent plusieurs question sur l’avenir de ce bâtiment : le gouvernement congolais sera t – il à mesure de réhabiliter ce bâtiment ? Faudra – il attendre une main extérieure à la veille des élections pour réhabiliter ce bien public où il va figurer dans les projets du président qui sera élu à la présidence dans deux mois?

Nous espérons qu’avec les cinq chantiers rien n’est impossible avant les élections de Novembre 2011. Allez – y cinq chantiers !

Olame accueille la délégation de Secours Catholique/France en RD Congo

Une mission régionale des pays de la Loire/France séjourne dans la partie de la RD Congo depuis le 20 Août 2011. Cette délégation du Secours Catholique France va, pendant 14 jours, travaillé avec les différents services du Diocèse de Bukavu pour un renforcement du partenariat entre le Secours Catholique France et les différents services du Diocèse de Bukavu.

Avec un programme très serré, ces hôtes prendront connaissance des activités réalisées par les différents services au bureau et sur le terrain. Ils vont visités les grands sites des activités du diocèse ainsi que les différentes personnalités de l’Archidiocèse de Bukavu. A part la ville Cité de Bukavu, la délégation pourra séjourner dans deux territoires, à savoir Kalehe et Walungu, sur huit que compte la province du Sud – Kivu et où interviennent les services diocésains. Dans ces deux territoires, ils palperont la réalité sur la situation sociale, politique, économique et éthique des congolais et les efforts fournis par les services diocésains pour faire face aux défis et redonner l’espoir aux communautés.

Le Vendredi 19 Août 2011, la délégation a été accueillie à l’aéroport de Bujumbura au Burundi, et est entrée passé par le post frontalier de Kanvivira/Uvira pour entrée en RD Congo. Elle était composé de :

  • Daniel JAMOIS, résidant à La Chiffanerie, AZE
  • Jean Charles AKIF, résidant 59 boulevard Wilson, St Nazaire
  • Luc MAS, résidant 7 place du Tonnelière, St Julien de Concelles
  • Gilles COUSIN,  résidant 66 rue Rabelais, Angers
  • Jean – Marie HIVERT, résidant 8 rue de la Roserai, Chaille les Marais
  • Fabien HAETTEL, résidant 5 chemin de la  Sétraie, St Nazaire
La première réunion de la délagation avec les services diocésains dans la salle Antoinette du Centre Olame
La première réunion de la délagation avec les services diocésains dans la salle Antoinette du Centre Olame

Le Centre Olame, qui bénéficie de l’appui financier et l’assistance technique du Secours Catholique dans la mise en œuvre des différents projets pour la promotion de la femme et la famille ainsi que la sensibilisation et la protection des populations, se réjouit de cette délégation. Avec l’espoir que les impressions de la délégation seront positives à la fin de la mission, le Centre Olame en profite pour remercier et salue la bravoure de Madame Cécile Chauvet, volontaire de Secours Catholique/France pour un renforcement des capacités du personnel.